Solastalgie

Victor Mabillestraat 6, Laken 1020 Brussel, Belgium

Solastalgie

Rue Victor Mabille 6
1020 Bruxelles (Laeken)

lat : 50.8808385
lng : 4.3434566

GO

Date de création

Auteur
Eva Roussel

Superficie
76 m²

Réalisateur
Atelier 30

 

La fresque s’intitule Solastalgie, le nom donné à un concept inventé par l’australien Glenn Albrecht en 2003 et qui allie la souffrance (-algie) de perdre ce qui nous réconforte (solace en anglais), notre environnement, autrement dit la détresse engendrée par le dérèglement climatique et ses conséquences (aussi appelée « éco-anxiété »).

Eva Roussel est une autrice et illustratrice française sensible au dérèglement climatique et aux actuelles problématiques sociales. Son approche inclusive la pousse à proposer des créations engagées, comme La guerre des jupes (2019), destinée aux enfants dès 6 ans, sur les filles qui en ont marre des garçons qui soulèvent leur jupe dans la cour de récréation (paru aux éditions Talents Hauts). « Pas d’histoires de princesses à sauver et de chevaliers courageux chez elles·eux et ça fait beaucoup de bien ! » dit-elle.

Elle publie également une bande dessinée en ligne avec son mari, le scénariste Bruno Isnardon, intitulée Tout va bien, enfin ça va aller (2019) et qui reflète les inquiétudes d’un jeune couple qui observe la flambée des prix du pétrole, le dérèglement climatique, la transition écologique et sociale face aux théories de l’effondrement.

Lorsque la Ville de Bruxelles l’invite à proposer une création originale pour intégrer le Parcours BD, Eva Roussel souhaite refléter cette éco-anxiété. Lors de l’inauguration de sa fresque, elle déclare :

« C’est ce que j’ai voulu faire passer dans ce dessin : On y voit une jeune femme qui s’accroche désespérément aux fleurs, à la nature, l’insouciance et la beauté mais on y décèle également de la détermination et de l’espoir. On s’accroche et on se bat pour cette nature. Et grâce à cela, on s’élève. En tant qu’individu et en tant que société.

J’ai choisi chaque fleur pour sa symbolique :

  • La camomille pour l’apaisement et l’anti-anxiété ;
  • La bourrache pour le courage et l’action ;
  • L’anémone pour l’espoir et la protection ;
  • La bruyère pour la joie de la communauté ;
  • Les primevères pour le renouveau et la jeunesse.

La question écologique est le plus grand enjeux de ma génération et de celles qui nous suivent. C’est un sujet et un combat qui m’est cher aussi bien dans mon travail d’autrice que dans mon quotidien.

Alors avec ce bouquet géant et les graines qui s’en échappent, j’espère pouvoir essaimer l’espoir, l’émerveillement et l’envie d’agir.

Et puis, quoi de mieux que de rappeler, à Bruxelles, capitale européenne, là où les décisions peuvent et doivent se prendre, à quel point ce combat est urgent et vital ! »

Eva Roussel, le 9 octobre 2021.

 

Scénariste : Eva Roussel (1989-)

Dessinatrice : Eva Roussel (1989-)

Création originale d’Eva Roussel

Année de réalisation de la fresque : 2021

Réalisateur : Atelier 30

Superficie : 76 m²