Les Schtroumpfs

Hilton Brussels Grand Place, Rue du Marché Aux Herbes, 1000 Bruxelles, Belgium

Les Schtroumpfs

Carrefour de l'Europe 3
1000 Bruxelles (Passage Hilton)

lat : 50.8464485
lng : 4.3554568

GO

Date de création

Auteur
Peyo

Maison d'édition
IMPS

Superficie
207 m²

Réalisateur
Urbana

 

Créés par Peyo dans le journal Spirou en 1958, les Schtroumpfs apparaissent pour la première fois dans le décor médiéval des aventures de Johan et Pirlouit, du même auteur. Presque tous identiques, ils vivent dans des champignons cachés au milieu de la forêt et sont nommés en référence à un trait de caractère ou un métier :  Schtroumpf gourmand, Schtroumpf musicien, etc.

Dans ce village de lutins (dont la vie en communauté a parfois donné lieu à des analyses la rapprochant de certaines utopies, voire d’utopies totalitaires), un personnage féminin apparaît en 1967 : la Schtroumpfette. Créée par le sorcier Gargamel pour mener les Schtroumpfs à leur perte, ceux-ci la trouvent d’abord insupportable et la rejettent. Pour qu’elle se fasse accepter, le Grand Schtroumpf lui attribue alors des cheveux blonds, des talons et une robe élégante, une tenue par ailleurs très inspirée de Minnie Mouse. Les Schtroumpfs tombent ensuite sous le charme de la seule créature féminine du village et l’intègrent rapidement. Mais contrairement aux autres personnages, la Schtroumpfette n’a pas de caractéristiques particulières, elle représente la femme dans sa totalité.

En 1991, l’auteure étasunienne Katha Pollitt s’est basée sur ce récit pour concevoir le « syndrome de la Schtroumpfette ». Ce concept décrit l’intégration d’un personnage féminin au sein d’un groupe de protagonistes masculins dans le but de les mettre en valeur : elle sera l’épouse, l’assistante, celle dont on tombe amoureux ou celle qui servira de support aux fantasmes masculins. Le personnage féminin pourra tirer une certaine fierté et se sentir privilégié d’avoir intégré ce groupe, mais sans pour autant parvenir totalement à être l’égale des hommes. De nombreux exemples dans la bande dessinée et au cinéma véhiculent ce schéma (voir cet article).

Par ailleurs, les Schtroumpfs sont tous bleus. Sauf dans Les Schtroumpfs noirs (1959 dans le journal Spirou), où l’un d’entre eux est piqué par la mouche tsé-tsé entraînant sa mutation en Schtroumpf noir très agressif et contagieux. L’association entre la couleur noire et la méchanceté induit ainsi des clichés racistes que les œuvres de fiction ont souvent véhiculés. De nombreux protagonistes associés au mal sont ainsi Noirs, comme dans Spiderman 3 (le double de Peter Parker), le Roi Lion (Scar), Aquaman (les pirates)… Aux États-Unis, l’histoire des Schtroumpfs noirs n’a pas tout de suite été traduite, jugée trop sensible. Finalement, la couleur associée à la maladie de la mouche tsé-tsé a été remplacée par du violet (voir cet article).

Sur la fresque, quelques Schtroumpfs portant des maillots rouges sont représentés jouant au foot. Interprétation libre de l’œuvre originale, ils représentent les Diables rouges, l’équipe belge de football masculin. D’autres références à Bruxelles ou plus largement à la Belgique sont présentes, comme l’Atomium (emblème belge de l’exposition universelle de 1958), les gaufres, les frites, les pralines, le Manneken Pis, la bière…